La Raid-Night 2019 : ma course!

Je devrais plutôt dire: mon relais!!!

En effet je suis inscrit avec Nicolas pour un duo. Je fais la 1ère partie et je lui passe le relais à mi-course.

Un trail que j’ai fait en solo l’an dernier, sympathique, avec des boucles « en option » que l’on peut faire ou pas! Et qui rapportent du temps sur le chrono final.

Je suis motivé pour aller chercher une place (je ne rêve pas à la 1ère quand même), et pour une fois, je n’ai pas la « boule au ventre » et ce « trac » (je ne sais pas trop comment nommer ce que je ressens les heures, voire les jours précédents la plupart de mes compétitions) que je ressens habituellement.

Et donc, je passe le contrôle des sacs, tranquille, avec mon coéquipier et j’attends tout aussi tranquillement le départ…

Comme l’an dernier, nous partons les pieds dans l’eau… la pelouse derrière la ligne de départ n’est qu’une immense flaque! Je me place dans les premiers, pour ne pas être enfermé sur le début de la course.

C’est parti! Et tout de suite, je prends une allure assez rapide pour rester bien placé, même si je sais que je ne vais pas rivaliser longtemps avec les premiers… La 1ère boucle optionnelle est dès le début, dans les rues de La Ville aux Clercs.

Nous sortons rapidement du bitume et le terrain devient rapidement très « gras », voire carrément « liquide »… mais c’est ce que j’aime! Sur toutes les portions de route ou de bons chemins, bien roulants, je me fais doubler et j’ai du mal à garder ma place… Mais dès que le terrain devient moins bon, plus technique et surtout si c’est une descente, alors là, je me régale et je regagne des places.

Sur cette course, pas de ravitaillement, il faut être autonome. Les organisateurs obligent un minimum de matériel (lampe, couverture de survie…) ainsi que de l’eau et de quoi manger. J’ai pris le minimum, car je sais que pour 21kms je ne vais quasiment pas y toucher. Je grignote quand même une petite barre énergétique en milieu de parcours avec quelques gorgées d’eau, le tout sans m’arrêter ni même ralentir.

Sur les parties « à découvert », le vent est fort et froid… ça va bien mieux en sous-bois. Je suis assez content, car j’arrive à maintenir ma vitesse et les jambes vont bien. La petite douleur à la cuisse est là, mais sans excès et ne me gêne pas du tout! Pas de problème non plus pour suivre le parcours, c’est super bien fléché.

Je commence à rattraper les coureurs qui n’ont pas fait la 1ère boucle et qui vont moins vite que moi. Ça ne m’arrive pas souvent de doubler autant, car en général je pars vite (trop???) toutes mes courses et donc vu que je fléchi en général après, c’est moi qui me fait doubler. Mais aujourd’hui, je me sens vraiment bien et j’arrive même à relancer sur certaines portions. Bon, nous passons dans certaines parties où le but du jeu est de rester debout et de progresser sans remplir les chaussures de ce truc infâme qui garnit tout le chemin. Le sens de l’équilibre (que je développe en montagne, sur la slackline, …) m’aide bien; le mental (qui me pousse à ne pas me « laisser aller ») me permet de garder la vitesse.

Début de la 2ème boucle optionnelle, ça me donne une idée des kms qui me restent. Quelques moments de solitude, car il y a beaucoup moins de monde que sur le parcours « standard ». Ça ne me gêne pas du tout, au contraire, c’est un peu ce que je cherche avec le trail et la montagne, le calme…

Cette partie me plait vraiment, montées, descentes, passages techniques, … ce que j’aime! Et très peu de grands chemins larges et roulants où je suis moins performant.

Le contrôle qui marque mon dossard et valide mon passage sur cette boucle. Le retour sur le parcours « standard », le relais approche…Comme convenu, j’attrape mon téléphone et j’appelle Nico pour le prévenir de ce passage.

Je vois des phares de voitures et des clignotants. Ça ressemble à un poste de contrôle… j’accélère pour donner tout ce qui me reste et grappiller un peu de temps… Et c’est seulement un carrefour avec du personnel pour la sécurité… Il reste 1,5kms me dit on! J’essaie de maintenir ma vitesse mais je n’ai pas prévu de tenir aussi longtemps. A vrai dire, je ne pensais pas être capable de cette accélération. Je fais tout mon possible et je vois enfin le poste de « relais ».

Nico est prêt, passage du dossard, poignée de main et c’est parti sous nos encouragements! Je dis nos, car il y a nos 2 supporters qui me passent de quoi me couvrir et me réconfortent.

La suite, c’est direction la voiture pour aller vers la ligne d’arrivée et attendre les coureurs.

J’ai retrouvé au relais, Eric qui fait la course en duo avec Philippe. A Vendôme, dans la belle salle des fêtes dans laquelle se trouve la ligne d’arrivée, il n’y a plus qu’à attendre…

J’ai gardé ma tenue de course, avec juste une épaisseur de plus, je pars au-devant de Nico, en remontant le parcours. Je le retrouve au début de la dernière boucle; il est mal (suite de problème de santé la semaine passée) et ne peut pas faire cette dernière option. Je l’accompagne sur le dernier km. Même refroidis, les muscles veulent bien repartir et je suis assez étonné de pouvoir faire ce km (et même un peu plus) à cette allure sans les débuts de crampes que j’ai assez souvent.

Un beau final, ensemble!

Bilan: 9ème sur 81 duos; avec un temps de 3h36 au total

Pour mon relais, j’ai dû mettre environ 1h55 pour 20,8kms; mais il n’y a pas de temps officiel et je n’ai pas chronométré précisément mon parcours. Ce qui ne veut pas dire grand-chose par rapport à un semi-marathon sur route (de jour)…

Une belle course!!!

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