Mon histoire sportive

J’ai commencé comme beaucoup par un petit footing de temps en temps pour me détendre, entretenir la forme et compléter mon entraînement de gymnaste, mon sport d’origine, celui que je pratique depuis l’âge de 5ans. Quelques cross pendant mon service militaire et au retour dans le civil, j’allonge la distance et passe au semi-marathon.
Ma Femme , Christine, réussit assez bien ce genre d’exercice et participe à de nombreux cross et courses sur route, je la suis et en fais quelques uns. Je n’ai pas ses qualités et si elle fait régulièrement des podiums , je me contente de terminer honorablement. Je suis toujours à fond dans la gym et la course passe après. Lorsqu’elle arrête les compétitions (maternité, puis boulot, puis petits soucis de dos) je laisse tomber les courses et me contente du petit footing occasionnel.
En septembre 2000, quelques mordus de course à pied relancent le semi-marathon de Beaugency. J’y participe  et le plaisir de la course ainsi que mon goût pour la compétition me poussent à aller un peu plus loin. J’enchaîne avec mon premier marathon (Orléans en 3h31), j’ai mis le doigt dans l’engrenage.
Je continue quand même la gym, je m’entraîne l’hiver, fait les compétitions au printemps et dès le mois de juin je passe à la course de fond pour préparer le semi « La Balgentienne » au début septembre.
En 2001, après le semi,  j’allonge un peu la distance et je participe aux 100km de Millau.
En 2002 et 2003, toujours après « La Balgentienne » je reviens au marathon et j’améliore mon temps, 3h25 à Aubigny et surtout 3h11 à Orléans.
Pour 2004 je passe à un autre type d’épreuve : un 24heures, à Saint Doulchard (18). Je veux voir ce qui se passe lorsqu’on court sur une journée complète, les problèmes d’alimentation, le sommeil, la fatigue, mon mental… Je termine « debout », pas complètement cassé et avec une expérience très enrichissante de plus. J’ai parcouru 150km mais surtout j’ai vu ce que cela représentait de manger et courir aussitôt, d’avoir envie de se coucher et de continuer à avancer, d’avoir les jambes pleines d’acide lactique (limite des crampes et parfois un peu plus) et de faire un pas de plus, de gérer les changements de météo (pluie, froid, nous sommes en novembre,… ). Je rentre avec un projet auquel je pensais depuis quelques temps mais qui me paraissait trop énorme pour moi: c’est décidé je vais faire « La Diagonale des Fous »
La Diag: la traversée de l’île de La Réunion, c’est à dire 150km et 8500m de dénivelé positif (et autant de négatif).
Sur des chemins parfois très roulants, mais plus souvent cassants et techniques, c’est un itinéraire très exigeant et très dur pour les coureurs. Pour beaucoup c’est et cela restera un mythe. Je suis décidé à relever le défit et je commence à me préparer plus tôt que les autres années.
En mars 2005 je reprends l’entraînement de course tout en participant aux compétitions de gym et en préparant principalement le championnat fédéral vétéran. 12 juin je suis HEUREUX, je viens de remporter un titre national en gym, coatché par Virginie, ma fille, qui heureusement peut me ramener, car je suis KO, épaules et haut du dos coincés et tendons d’Achile horriblement douloureux. Je suis arrêté (de sport, pas de boulot) pendant 2 semaines , ce n’est pas le moment, aussi je reprends le plus vite possible (un peu trop). Je vais traîner les problèmes de tendons , principalement sur la cheville gauche jusqu’à la mi-août. Après de nombreuses séances de kiné et un petit peu (tout petit peu, 10jours) de repos je peux reprendre un entraînement presque normal. Heureusement car le Grand Raid est prévu comme tous les ans le dernier week-end d’octobre.
Je termine cette course en 43h28, je viens de réaliser un de mes rêves (un de plus) et là aussi je suis heureux, vidé, mais debout et heureux. [voir la page sur l’année 2005]
Je passe quelques mois en ne courant pratiquement plus, l’envie n’est plus là, je n’ai plus d’objectif, j’ai réussit ce que je voulais et mon horizon est vide. J’ai définitivement rangé mes maniques et fait une croix sur les compétitions de gym. C’est plus raisonnable, j’ai 48 ans et cela fait 43 ans que je martyrise mes épaules, il est temps de passer à autre chose.

Je n’envisage pas de vivre sans sport, c’est ma drogue et je le revendique. J’ai commencé l’escalade en 1987, j’ai passé mon diplôme d’initiateur en 1990 et créé avec quelques copains le Club Alpin de l’Etoile Balgentienne en 2002. La montagne m’a toujours attiré et j’ai quelques sommets sympathiques à mon actif. Des acrobaties gymniques je passe à celles réalisées sur les paroies rocheuses. Et le mélange d’alpinisme, de course à pied et d’escalade se fait tout naturellement.

Après « La diagonale des Fous » je cherche ce qui pourrait être plus, un peu plus… Je trouve : l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc), un autre mythe dans le domaine de courses ultra. Le départ est à Chamonix et le circuit reprend les sentiers du Tour du Mont Blanc (168km et 9500m de dénivelé positif) et le 26 août 2007 je boucle le parcours en 42h31[voir la page sur le sujet: Ultra Trail du Mont Blanc 2007]
Juillet 2008, La Plagne, une autre « grande course »: la 6000D, qui doit son nom aux 3000m de dénivelé positif à enchaîner avec 3000m de négatif
Juillet 2009, les organisateurs l’avaient annoncé, pour le 20ème anniversaire de la 6000D ils sortiraient une Ultra 6000D.
Cet Ultra trail fait 115km et 4400m de dénivelé positif. Dimanche 26 juillet 2009 après 19h09 de course, je termine cette épreuve aussi heureux que d’habitude.[voir l’article sur le sujet]
Prochain objectif … un autre rève, Le Népal, l’Everest, et pourquoi pas son Marathon!

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